PEINTURE EXTRÊME

Communiqué de presse

PEINTURE EXTRÊME
Jul 14 – Aug 15, 2010

Communiqué de presse

Montréal, jeudi le 8 juillet 2010 – La Galerie D’Este est fière de présenter une exposition de groupe intitulée Peinture extrême qui regroupe seize galeries montréalaises. Vous verrez rassemblées les œuvres de Paul Bourgault, Ángel Mateo Charris, Costa Dvorezky, Jean-Pierre Ruel et Drew Simpson. Explorant à travers la peinture le thème de la forme humaine , chacun d’eux nous propose sa vision unique de l’être en relation avec son milieu.

Paul Bourgault crée, par l'emploi de couleurs vives et par la représentation de modelés de chairs et de drapés, un véritable lieu sacré où l’abondance prédomine. Les corps fragmentés côtoient des emballages de produits alimentaires, des étiquettes, des monotypes, des impressions numériques, des matrices de sérigraphie et des coupures de journaux dans une composition dense au propos excessif.

Entre figuration et cliché photographique, les peintures d’Ángel Mateo Charris surprennent par la simplicité de la composition et l’équivoque de son contenu. Les personnages représentés se retrouvent au cœur d’une narration irrationnelle et insolite. S’inspirant de la culture populaire, il sacralise les icônes des générations actuelles par la peinture, médium intemporel.

Costa Dvorezky crée des personnages en lévitation, au cœur du mouvement sur un fond abstrait où transparence et texture se réunissent. Définissant ainsi les muscles du corps, il se rapporte aux différents styles des maîtres anciens. À travers cet amalgame de genres, il joue avec les proportions anatomiques, jusqu’à à la distorsion, afin d’accentuer le mouvement et la perspective.

Les œuvres de Jean-Pierre Ruel suscitent la réflexion par leur contenu déroutant. Sa démarche repose sur les interrelations entre ses personnages tandis que le spectateur tente de les démystifier, intrigué par la sensation de se trouver face à une situation trouble à un moment inopportun. L’artiste peint avec une inspiration tant viscérale que spirituelle, son coup de pinceau à la fois contrôlé et instinctif.

Drew Simpson peint, inspiré par la peinture classique hollandaise, des arrangements d’objets qui ressemblent à des cabinets de curiosité où sont révélés des détails d’intérieurs de maison. Il crée des scènes qui, au premier regard, semblent tout à fait représentationnelles. Cependant, le spectateur remarque subitement des traces humaines, voire même animales, qui troublent et qui réfèrent à la guerre et à la mort. Le classicisme de ses œuvres cache une forte ironie sur la relation entre l’humain et son « intérieur ».

 

Press Release

Montreal, Thursday July 8th, 2010 – Galerie D’Este is proud to present the group show “Extreme Painting”, part of a series of exhibitions uniting sixteen Montreal galleries. The gallery will present works by Paul Bourgault, Ángel Mateo Charris, Costa Dvorezky, Jean-Pierre Ruel and Drew Simpson on the theme of the human figure in painting. Each painter places the figure in context (or out of context) to elaborate on the body with his own vision.

Paul Bourgault uses vibrant colours and modeled flesh and draperies to create dynamic sacred spaces spilling over with abundance. The fragmented, Classicizing bodies swirl among food wrappings, labels, print cutouts and enlarged dot-matrix textures in dense compositions that are truly excessive.

In widescreen figuration, the work of Ángel Mateo Charris surprises with cinematic angles and simple but equivocal compositions. His costumed figures skulk anonymously at the centre of bizarre and irrational circumstances under a sky reminiscent of De Chirico, confronted inconclusively with symbols drawn from popular culture. Charris sanctifies these contemporary icons through the timeless medium of painting.

Costa Dvorezky’s « Jump » series explores the figure at the apex of a movement, floating against an abstract ground which drips down around it. Broad strokes define the play of light on muscles in a tribute to the Mannerist technique of distorting anatomy to enhance the sense of gesture. Through his amalgamation of genres, Dvorezky’s contemporary practice honors his heritage as a painter.

Jean-Pierre Ruel’s works provoke passion and reflection with their extraordinary brushwork and destabilizing content. The artist paints with an inspiration that is as much visceral as spiritual, his stroke at once instinctive and controlled. He presents silent, emotionally charged interactions between figures who seem suddenly to have fallen silent. The viewer is left to situate herself within these strange meetings, intrigued by the sensation of having just walked in on something.

Drew Simpson’s arrangements of objects, resembling curiosity cabinets, reveal the interior spaces of homes in still lives in the hyper-naturalist tradition of classical Dutch painting. The lush textures of wood paneling, velvet, flowers and fruit are set on edge by an element of strangeness referring to war and death. This human element inhabits and disturbs the space, troubling the viewer and offering an ironic comment on the relationship between the human being and his “interior”.